|
DES
FLEAUX A REPETITION
|
Dans la
seconde moitié du XVIème siècle, Trie fut touchée par les
guerres de religion comme le reste de la région. Ces guerres
de religion qui opposaient les protestants aux catholiques,
marquèrent fortement l'histoire de Trie. Au mois d'août 1569,
une troupe de Montgonmery (capitaine réformé), passa à Trie
pour se rendre à Navarrenx alors qu'une autre passait par
Lannemezan. La ville était certainement sur ses gardes et
put fermer ses portes à l'approche du capitaine Huguenot.
|
|
Par contre,
le monastère situé à l'extérieur de la bastide, mal protégé,
subît impuissant les assauts furieux des troupes protestantes.
Le couvent fut brûlé et détruit de fond en combles. L'église
échappa à la destruction même si Montgonmery essaya de la
brûler.
|
|
Les habitants
du monastère (entre 20 et 25 personnes) furent tués, mutilés
puis jetés dans le puits du cloître. Seul le prieur ne subit
pas ce traitement. L'histoire raconte qu'il était parent avec
un des chefs des Huguenots. A ce titre, il réclama une faveur.
Le chef lui répondit: "Aussi n'ai-je garde de vous traiter
comme eux; ainsi vous rendrez les honneurs dus à votre naissance
et dignité, et serez pendu au-dessus de la porte principale
du couvent". C'est ainsi qu'il obtint sa faveur.
|
|
De plus,
les intempéries détruisaient les récoltes et plongeaient les
habitants dans une famine des plus graves. Plusieurs personnes
succombèrent en 1592. Au préalable, Trie avait été frappée
durant trois mois par la peste (1589-1590).
|
 |
|
Au XVIIème
siècle, Trie était régulièrement traversée par des troupes
de soldats et devait donc payer des sols (anciens sous) à
ces derniers. Ainsi Trie, qui était célèbre pour le grand
nombre de passages qu'elle subissait, a vu s'épuiser ses deniers
publics et privés.
|
|
En 1654,
la peste ravageait une nouvelle fois le pays. Et cette misère
fut accrue par d'autres évènements dramatiques. En 1660, Audijos,
un Béarnais qui était à la tête d'une troupe de pillards de
trois mille personnes, arriva à Trie. Les portes lui étant
fermées, il brûla la banlieue. La grêle détruisit aussi la
totalité des récoltes en 1693.
|
|
Le XVIIIème
siècle fut pratiquement la copie conforme du XVIIème.
En effet, la peste sévit de nouveau en 1721 alors que la grêle
mît à sac les récoltes en 1762.
|
page
suivante
|